DOULEUR AU DOS 

La douleur au dos a une présentation très différente selon la pathologie sous-jacente. En effet, parfois la problématique est issus d'un muscle, parfois d'une articulation, parfois d'une compression nerveuse, parfois d'un ligament et parfois d'un os! 

Votre chiropraticien est apte à diagnostiquer et à traiter les muscles, les tendons, les ligaments, les articulations, les os et les nerfs ! 


HERNIE DISCALE LOMBAIRE 

La région lombaire, principalement la région des disques intervertébraux L4, L5 et S1 est celle la plus à risque d'y retrouver une hernie. 

Une hernie discale correspond à la protusion d'un disque intervertébral. Ainsi, la protusion du disque vient induire une légère pression sur la racine nerveuse à proximité. Si cela survient, il s'en suit des symptômes d'engourdissement ou de chocs électriques au niveau du membre inférieur. 

Malheureusement, lorsque le diagnostic d'hernie discale est confirmée, le patient peut s'attendre à un processus de réhabilitation assez long, variant entre 3 et 18 mois. Les patients les plus à risque de développer cette pathologie sont les hommes de 20 à 40 ans faisant un travail impliquant des levées de charges lourdes ou à répétition. 

Le mécanisme de blessure implique souvent un mouvement de flexion du tronc combiné soit à un mouvement de rotation ou de flexion sur le côté du corps.


SCOLIOSE 

Une scoliose correspond à une déviation tridimensionnelle de la colonne vertébrale. Il existe deux principaux types de scoliose : les scolioses fonctionnelles et les scolioses structurelles. 

Une scoliose fonctionnelle peut être causée par un débalancement au niveau de la musculature du patient ou une compensation suite à une différence de longueurs des membres inférieurs

En revanche, une scoliose structurelle persiste peu importe la position du patient et implique un désordre au niveau osseux. Dans la majorité des cas, la cause d'une scoliose structurelle est inconnue; on parle donc d'une scoliose idiopathique. 

Les scolioses idiopathiques touchent principalement les filles au début de l'adolescence. Un suivi, tant clinique que radiologique est conseillé lorsque le patient a certaines des caractéristiques suivantes: antécédents familiaux de scoliose, scoliose à double courbure, diagnostic de la scoliose lorsque la croissance osseuse n'est pas terminée, diagnostic de la scoliose avant le début des règles, scoliose de plus de 15 degrés et scoliose en progression depuis la dernière évaluation. 


SCIATIQUE (SCIATALGIE / NERF SCIATIQUE) 

Une sciatalgie ou encore une sciatique selon le terme populaire, n’est en fait pas un diagnostic. Il s’agit simplement d’un terme descriptif pour une douleur qui s’amorce au niveau du dos ou de la haute région fessière et qui se poursuit dans la jambe. 

Les diagnostics possibles pour un tel type de douleur comprennent notamment le syndrome sacro-iliaque, le syndrome du piriforme, la radiculite lombaire, la radiculopathie lombaire, la sténose lombaire, l’hernie discale lombaire ainsi que le syndrome de la queue de cheval. 


ARTHROSE LOMBAIRE ("ARTHROSE AU BAS DU DOS") 

La région lombaire est une des régions anatomiques qui est le plus sujette à l’apparition d’arthrose. Ceci est dû au fait que les vertèbres lombaires agissent comme structures portantes pour les vertèbres cervicales et thoraciques. 

Deux autres régions souvent atteintes par l’arthrose sont les hanches et les genoux. L’arthrose est en fait un phénomène de dégénérescence qui touche les articulations. Elle conduit à une diminution des amplitudes de mouvement, ce qui peut être très restreignant pour la personne atteinte. 

Au niveau de la symptomatologie, les raideurs matinales sont les plus fréquentes. En général, ces raideurs sont d’une durée inférieure à 30 minutes. De plus, le repos a tendance à soulager la douleur alors que l’activité à tendance à aggraver les symptômes. 


ENTORSE LOMBAIRE (DU LIGAMENT ILIO-LOMBAIRE) 

Les ligaments ilio-lombaires sont de gros ligaments reliant, de part et d’autres de la colonne vertébrale, l’os iliaque aux basses vertèbres lombaires. Quoique résistant, il peut arriver que ce ligament soit étiré au-delà de sa capacité d’adaptation et qu’il subisse donc une entorse. Les grandes amplitudes de mouvement ainsi que les mouvements vers le côté opposé à celui du ligament atteint reproduiront les symptômes. La palpation directe du ligament sera très douloureuse et la région voisine du ligament peut s’avérer plus rouge et plus chaude que le reste du dos. 


DÉRANGEMENT DISCAL INTERNE 

Un dérangement discal interne consiste à une atteinte au niveau du disque entre les vertèbres. Par contre, contrairement à une hernie discale, il n’y a pas de protusion du disque mais de petites déchirures au niveau de sa structure.

Ces déchirures causent des douleurs souvent en bande horizontale. La bande douloureuse peut être de dimension aussi large que la totalité du dos. La partie externe du disque, l'anneau fibreux, est une structure richement innervée et donc potentiellement très douloureuse. 

Le fait de se pencher vers l’avant à tendance à augmenter les symptômes. 


SPONDYLOLISTHÈSE (GLISSEMENT DE LA VERTÈBRE VERS L'AVANT)

Une spondylolisthèse consiste en un glissement d’une vertèbre par rapport à la vertèbre sous-jacente. Ce glissement peut varier de quelques millimètres à quelques centimètres. C’est pour cette raison qu’il existe 5 grades de spondylolisthèse; le grade 1 correspondant à un léger glissement et un grade 5 à un glissement complet (spondylopoptose).

Dans la plupart des cas, ce glissement est survenue suite à une fracture de la portion postérieure de la vertèbre ayant glissée. Les structures impliquées sont les pars interarticulaires. Or, ce type de fracture (spondylolyse) est dans la majorité des cas, accompagné d'un simple inconfort passager. La spondylolisthèse, elle, n'est pas non plus nécessairement symptomatique. 

En effet, il n'y a pas de corrélation entre le degré de glissement et la douleur y étant associée. Par contre, une spondylolisthèse qui progresse doit être suivi de prêt puisqu'elle peut finir par créer des problématiques pour la moelle épinière et les nerfs rachidiens. 


OSTÉOPOROSE 

L’ostéoporose est une condition de santé qui n’entraîne pas de douleur. Cependant, elle prédispose les patients qui en sont atteints à des fractures puisque l’ostéoporose entraîne une diminution de la densité osseuse. Il est possible de constater cette diminution sur des radiographies, mais seulement si la diminution de densité osseuse est d’au moins 30%.

Certains critères font en sorte qu’une personne est plus à risque qu’une autre d’être aux prises avec cette condition. Parmi ces critères, mentionnons le fait d’être une femme caucasienne de plus de 65 ans, le fait d’avoir une petite stature, le fait de fumer, le fait d’avoir consommé des corticostéroïdes oraux pendant plusieurs semaines ainsi que la présence d’ostéoporose au niveau des antécédents familiaux. 


IRRITATION FACETTAIRE LOMBAIRE 

Une irritation facettaire lombaire est une problématique commune. Il s’agit d’un désordre biomécanique faisant qu’une des articulations entre les facettes articulaires de deux vertèbres adjacentes cause de la douleur. Les irritations facettaires sont plus fréquentes au niveau lombaire et cervical en raison de la courbure normale de ces régions. 

Le fait d'incliner le corps vers l'arrière, de se tourner d'un côté et de pencher le corps de ce côté reproduisent les symptômes. Donc, si vous êtes aux prises avec cette condition, le fait de glisser votre main derrière votre cuisse vous causera un inconfort important. La douleur d’une irritation facettaire est souvent décrite comme un coup de couteau puisqu’elle est intense et soudaine. 


SUBLUXATION VERTÉBRALE OU DÉRANGEMENT INTERVERTÉBRAL MINEUR 

Une subluxation vertébrale correspond à une mauvaise biomécanique articulaire au niveau d’un segment vertébral. La subluxation est détectable lors de la palpation du mouvement présent entre deux vertèbres. 

Il existe 4 principaux mouvements au niveau de la colonne vertébrale et ce sont ces 4 mouvements que le chiropraticien évalue lorsqu’il vient palper les vertèbres. Ces mouvements sont la flexion, l’extension, la rotation ainsi que la flexion latérale. Si, lors de la palpation, un manque de mouvement ou un mouvement aberrant est détecté, c’est qu’il y a présence d’une subluxation vertébrale. 

La subluxation vertébrale peut être sans douleur, causer simplement un inconfort lors de la palpation directe ou encore causer un inconfort constant. La correction des subluxations vertébrales se fait via des ajustements chiropratiques. 


RADICULOPATHIE, RADICULITE LOMBAIRE 

Les radiculites et radiculopathies lombaires consistent toutes deux en des atteintes au niveau neurologique. Il s’agit en fait d’atteintes de différentes intensités d’une racine nerveuse. 

La radiculopathie est une atteinte plus sévère que la radiculite. Ces deux conditions peuvent causer une douleur ressemblant à une atteinte du nerf sciatique. En effet, si la racine S1 est atteinte, les douleurs et engourdissements seront présents au niveau postérieur de la cuisse et de la jambe. Chaque racine nerveuse est responsable de transmettre l’information neurologique d’un territoire anatomique bien précis et les déficits décelables à l’examen seront donc en consistance avec ces territoires. 

Au niveau de la symptomatologie, en plus de la douleur ou de la sensation d’engourdissement, la radiculite pourra s’accompagner d’une perte de sensation du tact fin et de la perception douloureuse. 

Quant à elle, la radiculopathie s’accompagnera également d’une diminution des réflexes ainsi que d’une perte de force musculaire localisée. 


SPONDYLITE ANKYLOSANTE 

La spondylite ankylosante est une condition peu fréquente. Elle se manifeste principalement chez les hommes entre 20 et 30 ans. Les patients atteints manifestent des raideurs matinales d’une durée de plus d’une heure. Le repos aggrave les symptômes alors que l’activité les diminue. 

Généralement, les symptômes débutent au niveau des articulations sacro-iliaques et au niveau des basses vertèbres lombaires. Un maintien de l’activité physique et de l’amplitude de mouvement articulaire est primordial chez les patients atteints puisque comme son nom l’indique, la spondylite ankylosante s’accompagne d’une ankylose articulaire qui finit par se développer progressivement.


STÉNOSE CENTRALE  ET STÉNOSE LATÉRALE

Une sténose centrale consiste à une diminution du diamètre du canal vertébral. C’est ce canal qui laisse passage à la moelle épinière entre les différents niveaux vertébraux. Lorsque la diminution du canal est importante, la moelle épinière peut se retrouver dans un espace trop restreint pour ses besoins. Lors d’une sténose centrale, les douleurs, en plus de concerner le bas du dos, s’étendent également au niveau des deux membres inférieurs. Le fait d’adopter une position dans laquelle le tronc est fléchi diminue la symptomatologie alors que le fait de se pencher vers l’arrière aggrave les symptômes. Ceci est causé par le fait que le diamètre du canal central est légèrement plus grand lorsque le tronc est penché vers l’avant. Dans plusieurs cas, le simple fait de faire ses emplettes appuyé sur un panier d’épicerie sera suffisant pour diminuer les symptômes. Des radiographies sont nécessaires pour mesurer le diamètre du canal central et ainsi pouvoir confirmer le diagnostic. 

La sténose latérale est en quelque sorte la petite sœur de la sténose centrale. Encore une fois, il s’agit d’une diminution du diamètre d’un canal, le foramen intervertébral. Il y a un foramen intervertébral droit et un foramen intervertébral gauche pour chaque niveau vertébral. À l’intérieur de ce canal traverse une seule racine nerveuse. Ainsi, les symptômes de la sténose latérale intéressent donc seulement le territoire de la racine nerveuse ayant un espace restreint. Le fait de tendre la jambe lorsque l’on est en position assise avec le tronc basculé vers l’arrière tend à reproduire les symptômes.